Des médicaments contre le cancer qu’il faut à tout prix éviter

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Dans son numéro de février, la revue Prescrire a publié une liste de médicaments contre le cancer qui possèdent une balance bénéfices/risques défavorable et qu’il faut à tout prix éviter.

– Le défibrotide : (Defitelio)

Le défibrotide est un anti-thrombotique autorisé dans la maladie veino-occlusive hépatique sévère liée à une greffe de cellules souches hématopoïétiques.

Prescrire indique cependant que ce médicament expose à des hémorragies parfois mortelles et qu’il vaut donc mieux l’éviter et se concentrer sur les mesures préventives et les traitements symptomatiques.

– Le vinflunine : (Javlor)

Lorsqu’il est en ajout à une chimiothérapie dans les ostéosarcomes et qui peut engendrer des réactions d’hypersensibilité graves, des épanchements pleuraux et péricardiques, des effets indésirables neurologiques et des surdités.

– Le vandétanib : (Caprelsa)

Le vandétanib est un anti-tumoral dont l’efficacité en termes d’allongement de la durée de vie dans les cancers médullaires de la thyroïde métastasés ou non opérables n’a pas été démontré et qui expose à des effets secondaires graves dont des diarrhées, des pneumonies, des hypertensions artérielles, des pneumopathies interstitielles, des torsades de pointes et même des morts subites.

– Le trabectédine : (Yondelis)

La trabectédine est un anti-tumoral sans efficacité tangible démontrée et qui engendre de graves effets secondaires digestifs, hématologiques, hépatiques et musculaires.

– Le nintédanib : (Vargatef)

Le nintédanib est un inhibiteur de tyrosine kinases autorisé dans certains cancers bronchiques qui n’a pas d’efficacité démontrée en termes d’allongement de la durée de vie et qui expose a de nombreux effets indésirables dont des thromboses veineuses, des hémorragies, des hypertensions artérielles, des perforations digestives et des troubles de la cicatrisation.